Les minorités sexuelles et de genre, leurs besoins et leurs facteurs de vulnérabilité spécifiques questionnent, de plus en plus souvent, les pratiques cliniques et leurs mécanismes sous-jacents potentiellement oppressifs.

Longtemps étudiées sous le prisme de la pathologie par la médecine, la psychiatrie et la psychologie, les minorités soulèvent chez certain‧e‧s la crainte d’une perte des repères sexués, sous-tendue par la cis-hétéronormativité qui seule fonderait notre rapport au monde et aux autres. Dans un tel contexte, comment penser l’accueil et la prise en charge des personnes LGBTQI+ ? Comment soutenir une analyse de genre et intersectionnelle ? Quels réflexions, savoirs et apprentissages pour l’ensemble de nos pratiques, le travail auprès de ces personnes nous enseigne-t-il ?

Durant deux jours, ce colloque a été l’occasion d’aborder de multiples notions et les représentations problématiques, tant du côté des professionnel·le·s que des patient·e·s, ainsi que leurs impacts sur la santé mentale de ces dernier·ère·s.

À partir d’une perspective socio-historique et d’une clarification des termes, à travers des expériences cliniques, ainsi que des travaux de recherche, nous avons visité certains parcours psycho-sociaux individuels, familiaux et collectifs de celles et ceux qui aujourd’hui demandent à ne pas être enfermé·e·s mais à être accompagné·e·s. Le tout était de comprendre et questionner les notions de clinique inclusive ainsi que de soignant‧e‧s safe.

De façon transversale, nous avons interrogé la dimension politique de nos métiers et de nos savoirs.

Références bibliographiques à découvrir !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

© Illustrateurice : Nimuel Gamboa - Graphisme : IEL Studio

Deux journées de colloque pour repenser les pratiques, organisées par la Ligue Bruxelloise pour la Santé Mentale avec le soutien de la CoCoF.