Présentation de l’AEPEA Belgique

La section belge de l’AEPEA est issue d’un groupe de coordination qui s’est réuni régulièrement depuis 2006 afin de mettre en place et de maintenir des liens fonctionnels entre les différentes associations scientifiques, professionnelles, de coordination et de formation actives dans le champ de la santé mentale de l’enfant et de l’adolescent en Belgique francophone. Une série d’informations relatives à notre section figure sur le site www.fpea.be, site « coordonnateur » mis en place à l’initiative de l’APPIJF (Association des pédopsychiatres infanto-juvéniles francophones). Elle est constituée par les représentants de différentes associations et institutions actives dans le domaine de la santé mentale infanto-juvénile, qui sont membres à titre privé ou comme personne morale de l’AEPEA. L’AEPEA Belgique fonctionne comme groupe de contact coordonné par les représentants de la Belgique au CA de l’AEPEA. Ces représentants sont actuellement le professeur Dominique Charlier et le docteur Jean-Paul Matot (qui est également secrétaire du CA de l’AEPEA). La section se réunit au moins une fois par an. Elle compte des membres institutionnels et des personnes physiques.
Sont actuellement membres institutionnels de la section belge de l’AEPEA :
-  L’Association des Psychiatres Infanto-Juvéniles Franophones (APPIJF) ;

-  La Société Belge Francophone de Psychiatrie et des Disciplines Associées de l’Enfance et de l’Adolescence

-  La WAIHM belgo-luxembourgeoise (World Association for Infant Mental Health) ;

-  La Formation « enfants-ados » de l’IFISAM (Institut de Formation à l’Intervention en Santé Mentale) ;

-  Le Service de psychiatrie infanto-juvénile des Cliniques Universitaires Saint Luc (Bruxelles) ;

-  Le Service de psychiatrie infanto-juvénile de l’Hôpital Universitaire des Enfants Reine Fabiola (Bruxelles) ;

-  Le Centre Médical Pédiatrique Clairs Vallons (Ottignies)

-  Le Centre Orthogénique (Marcinelles)

La section compte également des membres individuels.

Perspectives de notre action.

La perspective psychopathologique nécessite de disposer de modèles théorico-cliniques permettant d’envisager les dimensions affectives, émotionnelles, cognitives, relationnelles, identitaires, conscientes et inconscientes, qui sont en jeu dans le fonctionnement humain normal et pathologique. Parmi ces modèles, la psychanalyse occupe une place très importante dans son effort pour conceptualiser les liens entre processus psychiques conscients et inconscients, ainsi que la manière dont la pensée, envisagée comme modes de symbolisation de l’expérience, s’ancre à la fois dans le corps et dans le lien humain.
Cette position appelle trois commentaires. Premièrement, les modèles psychanalytiques ne peuvent être ni exhaustifs ni exclusifs, ils doivent trouver à s’articuler aux autres modèles du développement humain et du soin psychique, sans prétendre les annexer, mais en veillant à développer des articulations et des complémentarités dans le respect des épistémologies sous-jacentes. Deuxièmement, tous ces modèles, psychanalytiques ou non, doivent pouvoir évoluer, à la fois à travers la confrontation à leurs limites, rencontrées dans le soin psychique, et à travers leur mise en perspective avec d’autres champs de connaissances. Enfin, ces démarches fondées sur la clinique nous semblent devoir être complétées par une confrontation aux évolutions des organisations sociales et des représentations culturelles.

Notre association souhaite donc partir de l’expérience clinique quotidienne des professionnels, celle des troubles psychopathologiques et de leurs traitements, pour interroger les modèles théoriques et les dispositifs de soins, les faire travailler et les mettre en perspective afin d’augmenter leur cohérence, de mettre en évidence leurs limites et leurs impasses, voire leurs dérives idéologiques ou commerciales, et de mieux préciser leurs articulations et leurs contradictions, problématiques ou fécondes. Deux axes de travail nous semblent devoir être distingués. D’une part, l’organisation de la rencontre et de la discussion des différentes théories et pratiques éclairant des domaines bien circonscrits de la psychopathologie, sous les angles abordés par les sciences humaines, biologiques et sociales. Mais également, d’autre part, actualiser et évaluer la pertinence et la cohérence des concepts de la psychanalyse elle-même, à travers leur discussion critique.